Merci Netflix : ce remake sans Mel Gibson cartonne alors qu’il n’est même pas sorti au cinéma

Ce remake d’un film culte avec Mel Gibson connaît une seconde vie sur Netflix, alors qu’il n’est même pas sorti au cinéma en France.

Avant de se perdre dans des direct-to-video trop rarement passionnants (petite pensée néanmoins pour le génial Traîné sur le bitume), Mel Gibson a été l’une des incontournables figures du cinéma australien et américain des années 80/90. Entre les franchises Mad MaxL’Arme fatale, et ses rôles dans les tout aussi cultes Braveheart et Complots, le comédien et réalisateur s’est imposé comme un monstre de charisme qui a marqué son époque.

Néanmoins, au tournant des années 2000, les rôles intéressants se sont faits plus rares pour le bonhomme. Citons malgré tout la comédie Ce que veulent les femmes, réalisée par Nancy Meyers et sortie en 2001, dont la popularité lui a valu la réalisation d’un remake en 2019, Ce que veulent les hommes. Un remake qui, s’il s’en est bien tiré au box-office domestique au moment de sa sortie, n’a bénéficié que d’une discrète sortie en VOD en France. 

 

 

 

un remake sans mel gibson qui inverse les rôles

Pour rappel, le film réalisé par Adam Shankman (Baby-Sittor, Il était une fois 2) prend le contre-pied de la version de 2001 en transformant l’homme qui lit dans les pensées des femmes, en femme qui lit dans les pensées des hommes. En effet, le personnage interprété par Taraji P. Henson (L’Etrange Histoire de Benjamin Button, Les Figures de l’ombre), une agente sportive rejetée par ses collègues masculins, se retrouve à utiliser cet étonnant pouvoir pour embaucher la prochaine superstar du basket.

 

Taraji P. Henson en Mel Gibson bis

 

Ce que veulent les hommes n’est d’ailleurs pas un cas unique en son genre (sans mauvais jeu de mots). Le fait de faire une suite, un remake ou un spin-off en remplaçant un ou plusieurs protagonistes par un équivalent féminin n’est pas rare. On peut notamment citer La femme qui rétrécit de Joel Schumacher avec Lily Tomlin pour succéder à Grant Williams et l’inoubliable L’homme qui rétrécit, mais aussi le S.O.S. Fantômes de 2016 avec un nouveau groupe de chasseuses d’ectoplasme. 

De leur côté, Ocean’s Eight a mis en scène une équipe de braqueuses menée par Sandra Bullock et Miss Karaté Kid une nouvelle apprentie jouée par Hilary Swank. Plus improbable encore, Mila Kunis a incarné une survivante psychologiquement instable du tueur Patrick Bateman dans le méconnu American psycho 2 : The Girl who wouldn’t die. Et d’autres projets du même type trainent toujours dans les tiroirs d’Hollywood, comme les dérivés féminins de Pirates des Caraïbes, Expendables, John Wick et même Shaolin Soccer.

 

Ce que veulent les femmes : photo, Mel GibsonCe que veulent les femmes, version Mel Gibson

 

un remake “sauvé” par netflix

À sa sortie en 2019, Ce que veulent les hommes a réussi à doubler son budget de production de 20 millions de dollars en récoltant au box-office domestique plus de 54 millions de recettes (et un peu plus de 72 millions de dollars au box-office mondial). Cependant, en France, le film est sorti directement sur les plateformes de VOD, ce qui l’a immédiatement condamné à l’indifférence quasi générale de notre côté de l’Atlantique. Mais comme le film de requin Shark Bay récemment, la comédie a rejoint la liste des films à avoir eu droit à une seconde chance sur Netflix après être passé plus ou moins inaperçu. 

 

What Men Want : photo, Taraji P. HensonCe que veulent les hommes, version Taraji P. Henson

 

Le long-métrage s’offre effectivement une nouvelle vie avec une place de choix, depuis deux semaines, dans le top 10 hebdomadaire des plus beaux scores de visionnages de notre bon Netflix France, en première puis troisième position plus précisément. Pour ce qui est du classement mondial, Ce que veulent les hommes est également un carton depuis plus d’une semaine avec plus de 11,6 millions d’heures de visionnage et 5,9 millions de lancements. Visiblement, c’est donc autant ce que veulent les hommes que les femmes. 

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Merci Netflix : ce remake sans Mel Gibson cartonne alors qu’il n’est même pas sorti au cinéma